Littérature étrangère

Jeudi 3 septembre 2009 4 03 /09 /2009 10:46
"Scout, une fillette de 8 ans, raconte sa jeunesse et la ségrégation raciale dans l’Alabama des années 1930 où elle vit avec son frère aîné, Jem et son père, Atticus. Avocat, ce dernier est un jour commis d’office pour défendre un Noir accusé d’avoir violé une Blanche. Culte dès sa parution (peu avant l’adoption des lois interdisant la discrimination), l’unique roman d’Harper Lee reçut le Prix Pulitzer en 1961 et demeure un véritable outil pédagogique dans le monde entier."

J'ai moi aussi beaucoup apprécié ce roman. Il commence très simplement, l'auteur prend le temps de poser son cadre, elle explique la vie "quotidienne" de Jem et Scout, leurs jeux et leur évolution. Puis le thème évoqué dans le résumé entre tout doucement en jeu. C'est ainsi que Scout découvre peu à peu que les Noirs ne sont pas considérés comme égaux des blancs. L'histoire est émouvante et très bien racontée, j'ai aimé la facon d'écrire un peu enfantine de Scout tout en étant très mature.

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Mercredi 29 juillet 2009 3 29 /07 /2009 15:27
"Trotter, Harding et Chase ont environ 15 ans et font leurs études à l'école de Birmingham. Nous sommes dans les années 1970, une période reculée où l'on n'avait pas encore de portables, où l'informatique ne régnait pas encore en maître et où les syndicats, depuis longtemps puissants, osaient parler haut et fort.

C'était avant l'avènement de Mrs Thatcher. La vie de ces adolescents est riche en aventures, en espoirs et en déceptions. Ils lancent un journal, tombent amoureux, montent un orchestre de rock, se jalousent et se détestent, s'interrogent sur leurs aînés.

Les parents ont d'autres préoccupations : la violence, le terrorisme de l'IRA, les grèves à l'usine de British Leyland où travaillent les pères, l'agitation sociale… Tout ce climat se reflète dans les existences des quatre jeunes héros.

Un tableau à la fois comique et lucide de cette décennie de la vie de l'Angleterre, où, comme toujours chez Jonathan Coe, la satire sociale et politique est bien là, précise et affûtée."

 

Dur dur de s'y retrouver avec tant de personnages. Encore maintenant je ne suis pas sure de pouvoir établir les liens entre tous les personnages. Cependant, j'ai aimé découvrir différentes facettes de l'Angleterre des années 70, des facettes que je ne connaissais pas vraiment. Les personnages sont tous différents et j'ai eu plaisir à les découvrir même si le roman est surtout ciblé sur le personnage de Benjamin. Ce n'est pas une lecture pour la plage mais personnellement c'est le genre d'histoire à laquelle je m'attendais. Le style n'est pas pompeux et je n'ai pas vu les pages défiler.
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Dimanche 26 juillet 2009 7 26 /07 /2009 15:14
"Ne dites pas à Mark Leyner qu'il est génial, que sa dernière nouvelle sur le géant dévoreur de contractuelles est fantastique. Il le sait déjà. Autoproclamé meilleur écrivain de sa génération, harcelé par des millions de fans, Mark vit dans un château protégé par des mamies aussi habiles des aiguilles à tricoter que du pistolet-mitrailleur. Pop star vénérée des médias, il n'ambitionne pas moins d'écrire le chef-d'œuvre absolu qui lui permettra de dominer le monde. Mais en attendant, quelques affaires courantes restent à évacuer : lobotomiser ses lecteurs, entamer son régime à base d'œufs de tortues, et retrouver cette fameuse fiole scellée qui contient l'haleine de Lincoln et qui promet, au bonhomme assez fou pour la renifler, le trip du siècle. Attention, la Mégalomachine est enclenchée ! "

Heureusement qu’il ne fait pas plus de 300 pages parce que Megalomachine, ca va bien un petit peu mais au bout d’un court moment ca devient lourd ce délire mégalomane de l’auteur qui nous sert une histoire complètement rocambolesque, avec des personnages toujours aussi peu attachants les uns des autres. L’histoire est sans intérêt et on s’ennui très vite. Bref il porte bien son titre : quand la megalomachine est lancée on a peine à l’arrêter et pourtant on aimerait…

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Dimanche 5 juillet 2009 7 05 /07 /2009 12:15
"Kath, Ruth et Tommy ont été élèves à Hailsham dans les années quatre-vingt-dix ; une école idyllique, nichée dans la campagne anglaise, où les enfants étaient protégés du monde extérieur et élevés dans l’idée qu’ils étaient des êtres à part, que leur bien-être personnel était essentiel, non seulement pour eux-mêmes, mais pour la société dans laquelle ils entreraient un jour. Mais pour quelles raisons les avait-on réunis là ? Bien des années plus tard, Kath s’autorise enfin à céder aux appels de la mémoire et tente de trouver un sens à leur passé commun. Avec Ruth et Tommy, elle prend peu à peu conscience que leur enfance apparemment heureuse n’a cessé de les hanter, au point de frelater leurs vies d’adultes."

Tout d'abord merci au forum Au marque page grâce auquel j'ai reçu ce livre. Encore un nouvel auteur que je découvre et le style est assez commun. Le thème développé m'a beaucoup plut (mais je ne peux trop vous en dire sans gâcher la première partie de l'histoire). La première partie nous fait nous poser des questions sur le pourquoi de tout ça puis ensuite vient l'explication et ses "conséquences". Bref un bon roman mais je n'ai pas réussi a être entièrement conquise, j'y ai trouvé...



Sa note : 12/20
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Lundi 6 avril 2009 1 06 /04 /2009 10:21
"Cette histoire est basée sur une expérience réelle qui a eu lieu aux États-Unis dans les années 1970. Pour faire comprendre les mécanismes du nazisme à ses élèves, Ben Ross, professeur d'histoire, crée un mouvement expérimental au slogan fort : « La Force par la Discipline, la Force par la Communauté, la Force par l'Action. » En l'espace de quelques jours, l'atmosphère du paisible lycée californien se transforme en microcosme totalitaire : avec une docilité effrayante, les élèves abandonnent leur libre arbitre pour répondre aux ordres de leur nouveau leader, lui-même totalement pris par son personnage.

Quel choc pourra être assez violent pour réveiller leurs consciences et mettre fin à la démonstration ?"


Le résumé de ce bouquin avait attiré mon attention lorsque je m'interessais aux prochains livres à paraitre il y a peu de temps, le hasard ayant bien fait les choses, ma maman l'a acheté pour mon frère j'ai donc eu l'occasion de le lire plus vite que prévu ! "Le sujet dont traite ce roman m'a plut même si ce qui y est décrit est vraiment effrayant car finalement j'en suis venue a douter que "ca ne pourrait pas arriver". Après tout, cela s'est déjà produit une fois, pourquoi cela ne se produirait pas une nouvelle fois ? L'écriture et le style sont très simple : ca m'a fait penser à un roman jeunesse de part la facon dont il est écrit. J'aurais aimé que la psychologie des personnages soit plus développée car au final, ce roman va très vite, pas le temps de dire ouf. Enfin bref, c'était une bonne lecture qui serait à mon avis très adapté pour les adolescents, pour mettre en garde contre l'endoctrinement et le totalitarisme.


Sa note : 14/20

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Mardi 20 janvier 2009 2 20 /01 /2009 19:38
"Le pasteur Oskari Huuskonen traverse une mauvaise passe. Sa foi vacille, son mariage bat de l'aile, ses prêches hérétiques lui attirent les foudres de l'Eglise. Même la pratique du javelot ascensionnel, sport a priori inoffensif, lui cause des ennuis. Comme si cela ne suffisait pas, il va s'attacher à un ourson orphelin, prénommé Belzéb offert par ses ouailles. Il lui construit une tanière en prévision de l'hiver, l'y rejoint en compagnie d'une charmante biologiste, s'y adonne à des plaisirs peu platonniques. Il n'en fallait pas moins pour que sa femme et son evêque le congédient... Huuskonen et Belzéb vont partir à l'aventure. Un long périple qui les mènera de la mer Blanche à Odessa, Haïfa, Malte ou Southampton, en quête d'un sens à leur existence."

Encore une nouvelle découverte grace à Babelio et à Folio (que je remercie). J'ai fais un charmant voyage en compagnie de Huuskonen et Belzéb. J'ai eu l'impression de lire un "Rabelais moderne". C'est drôle et loufoque. Même si je ne lirais pas ce genre de lecture "tous les jours", j'ai bien apprécié cette lecture et je m'interesserais surement aux autres romans de Paasilinna.


PS : Malus spécial au facteur qui a détruit mon bouquin en voulant l'enfoncer dans la boite aux lettres...


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Mardi 13 janvier 2009 2 13 /01 /2009 19:50
"Tom, Luke et Savannah ont grandi au paradis, dans le sud faulknérien, sur la petite île de Melrose où leur père pêchait et leur mère régnait par sa beauté. Comment survivre à tant de bonheur et de poésie ? Leur enfance éblouie et perdue préfigure les drames inévitables de l'âge adulte. Parce qu'ils refusent de mûrir, de vieillir, leurs rêves d'art, d'exploits, de justice vont se heurter à la brutalité du monde réel. La géniale et tragique Savannah et ses frères affrontent l'amour, la solitude et la peur de vivre avec une ironie désespérée. De leurs blessures inguérissables naissent des fous rires sans fin et une immense tendresse."

Certes, j'ai mis du temps à le lire mais quel roman ! Je suis tombée sous le charme de la superbe écriture de Pat Conroy, Certains lui reproche des longueurs, moi je suis conquise ! J'ai adoré découvrir les drames et les "joies" de cette famille. J'ai aimé cette lente découverte de l'origine des tourments de Savannah. J'ai trouvé le récit bien mené, rien n'est laissé au hasard.
Enfin, tout ca pour dire que c'est un véritable coup de coeur découvert grace a une lecture commune alors merci !


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Dimanche 19 octobre 2008 7 19 /10 /2008 15:15
"Si je devais ramener ma vie à un seul fait, voici ce que je dirais : j'avais sept ans quand le facteur m'a roulé sur la tête. Aucun événement n'aura été plus formateur. Mon existence chaotique, tortueuse, mon cerveau malade et ma foi en Dieu, mes empoignades avec les joies et les peines, tout cela, d'une manière ou d'une autre découle de cet instant où un matin d'été, la roue arrière gauche de la Jeep de la poste a écrasé ma tête d'enfant contre le gravier brûlant de la réserve apache de San Carlos."

Que dire de ce livre ? J'avoue qu'il est difficile d'en faire une critique pour moi. J'ai bien aimé l'écriture (certains disent que ca ressemble à du Irving mais n'ayant jamais lu cet auteur, je ne peux comparer). L'auteur est très bon pour tout décrire et chose qui m'a impressionné : le livre est raconté a "deux voix" mais elles sont confondues dans le texte, un paragraphe est écrit par un narrateur extérieur puis soudainement c'est Edgar qui continue (Ca parait confus mais je ne sais comment mieux expliquer) et Udall arrive a faire en sorte qu'on ne remarque pas ou peu ce changement.
. Par contre, je n'ai pas réussi a aimer le personnage, je n'éprouvais que de la pitié (peut être était-ce l'intention de l'auteur) j'avais envie de sortir ce garcon de cette vie et ces (més)aventures m'agacaient enfin bon, je ne sais toujours pas quoi penser de ce livre, ni même lui mettre une note. Si vous l'avez déja lu, faite part de votre ressentie, ca m'interesse beaucoup (sur les autres livres aussi hein ! mais pour celui là j'aimerais savoir comment vous avez percus les choses)




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Dimanche 3 août 2008 7 03 /08 /2008 09:26
" Les seventies sont sur le déclin, mais San Francisco, la fureur au coeur et au corps, vibre encore d'une énergie contestataire. La libération sexuelle est consommée et s'affiche sans pudeur dans les rues. Tout droit venue de Cleveland, Mary Ann Singleton, vingt-cinq ans, emprunte pour la première fois les pentes du 'beau volcan'. Elle plante son camp au 28, Barbary Lane, un refuge pour 'chats errants'. Logeuse compréhensive et libérale, Mme Madrigal règne en matriarche sur le vieux bâtiment qui abrite une poignée de célibataires : Mona, rédactrice publicitaire, Michael, chômeur et homosexuel et le beau Brian Hawkins, coureur de jupons insatiable. Les héros de cette tribu enchantée ont fait le bonheur de millions de lecteurs dans le monde entier, au fil des six volumes de cette saga. "

Au fil de ma lecture de ces chroniques, j'avais de plus en plus l'impression de "lire une série télévisée" du genre Friends (en plus gay ). On suit donc les vies de plusieurs personnages habitants le même immeuble et dont les destins se croisent et s'entrecroisent. La phrase qui me vient à l'esprit quand je repense aux Chroniques de San Francisco, c'est celle ci : "Que le monde est petit !". Bon moment de détente avec ses rebondissements et ses personnages atypiques, identiques et différents à la fois et en plus pas mal d'humour. Vous cherchez un bouquin pour lire sur la plage ? Ce bouquin est très bien pour se détendre. En plus, les chapitres son courts (et moi j'aime bien ça )

Sa note : 15/20



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Lundi 30 juin 2008 1 30 /06 /2008 10:16

"Nathan Glass a soixante ans. Une longue carrière dans une compagnie d'assurances à Manhattan, un divorce, un cancer en rémission et une certaine solitude qui ne l'empêche pas d'aborder le dernier versant de son existence avec sérénité. Sous le charme de Brooklyn et de ses habitants, il entreprend d'écrire un livre dans lequel seraient consignés ses souvenirs, ses lapsus, ses grandes et petites histoires mais aussi celles des gens qu'il a croisés, rencontrés ou aimés. Un matin de printemps de l'an 2000, dans une librairie, Nathan Glass retrouve son neveu Tom Wood, perdu de vue depuis longtemps. C'est ensemble qu'ils vont poursuivre leur chemin, partager leurs émotions, leurs faiblesses, leurs utopies mais aussi et surtout le rêve d'une vie meilleure à l'hôtel Existence... Un livre sur le désir d'aimer. Un roman chaleureux, où les personnages prennent leur vie en main, choisissent leur destin, vivent le meilleur des choses - mais pour combien de temps, encore, en Amérique ?..."


Je n'avais encore jamais lu aucun livre de Paul Auster, quelle erreur ! Brooklyn follies est un livre pleins d'humour. Le style de Auster est frais et spontané. Ca se boit comme du petit lait ! J'ai passé un très agréable moment et j'ai eu un ptit pincement au coeur en fermant le livre : Nathan est un "héros" très attachant de même que tous les personnages du livre. J'ai beaucoup aimé suivre les histoires de tout ce petit monde.  C'était mon premier Auster, et ce ne sera pas le dernier ! Ma critique n'est pas très longue mais j'ai du mal a mettre des mots sur ce que j'ai ressenti à la lecture de ce livre...

Sa note : 17/20

Merci au Marque-Page et au Livre de Poche pour m'avoir fait découvrir ce très bon auteur !

D'autres billets : Flo, la conteuse




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